Projet de loi de finances 2027 : Un budget de classe

Le gouvernement a dévoilé son projet de budget pour l’année 2027 avec en point de mire des économies de 54 milliards d’euros à réaliser. C’est une nouvelle cure d’austérité imposée au pays, mais surtout aux couches moyennes et populaires, et ce malgré la colère sociale qui gronde.

Le mécontentement général a ses causes : coûts de l’énergie, vie chère et salaires bas, déclassement social, services publics exsangues, hausse du chômage, crise agricole, inactions face au changement climatique… Il a aussi ses responsables, les gouvernements successifs qui ont choisi la politique de l’offre au service de la rémunération du capital avec pour conséquence une dette de 3500 milliards d’euros et un pays qui va mal.

Sébastien Lecornu, toute la droite et l’extrême droite pourront surenchérir sur les niveaux de baisse de dépenses publiques à imposer. La réalité est limpide : depuis 30 ans, les 500 plus grandes fortunes françaises se sont accaparées les richesses produites par les travailleurs. Leur patrimoine est passé depuis 1996 de 6 à 42 % du PIB aujourd’hui. Et le monde du travail devrait encore trinquer : gel du point d’indice dans la fonction publique pour 2 milliards d’économies, 2 milliards sur les arrêts maladie, 2,5 milliards sur les politiques du travail et de la formation. Encore une fois les retraités sont ciblés, menacés par la désindexation des retraites sur l’inflation, le gel des pensions ou la réduction de l’abattement fiscal,  pour 6 milliards d’euros.

Les locataires aux revenus modestes pourraient voir leur APL bloquée alors que les loyers et les charges ont augmenté de 20 % en cinq ans. Les collectivités locales devraient encore faire un effort de 5,4 milliards alors que leurs investissements sont essentiels pour l’activité économique nationale. Dans le même temps, les profits des actionnaires et les grandes fortunes pourraient être largement épargnés quoi qu’en dise le Medef.

Ce projet de budget créera de la récession qui aggravera la situation économique et sociale, il répondra aux exigences des marchés financiers mais appauvrira la France. Le PCF le refuse et portera un projet alternatif au moment du débat budgétaire mais aussi dans la campagne présidentielle de Fabien Roussel, qui a affirmé qu’il consacrera ses interventions à la défense du travail, de l’industrie, du climat, des services publics et de la paix.